Affichage des articles dont le libellé est Vidéo. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Vidéo. Afficher tous les articles

jeudi 3 novembre 2011

L'EXTENSION PARANORMALE D'IN EXTENSO

L’art peut-il nous tromper? C’est l’expérience que propose l’exposition "Phénomènes". La galerie Néon accueille le groupe In extenso dans son espace. Les cinq artistes convoqués par le groupe sont invités à transporter la réalité du lieu dans l’illusion.  Véritable piège à perception, les œuvres ne peuvent être extraites de tout contexte. Elles s’imbriquent à des situations, des lieux ou encore des cultures propres à chaque artiste. Avec différents médias: installation, vidéo, bande sonore, photographie ou encore transformation murale; les artistes convoquent le surnaturel. Les effets de glissements et d’interférences entre/ou dans les œuvres créent une certaine magie. Mais cette dernière est vite désamorcée par le côté ludique des mises en scène. 


Ulla von Brandenburg, née en 1974, Ein Zaubertrickfilm, vidéo, 2002
(image extraite du film) © Ulla von Brandenburg, 2002
Chrisitan Andersson, né en 1973, Soft Drink Stand, installation, 2011
vue d'exposition Galerie Nordenhake, Berlin 2006
© Galerie Nordenhake/Gerhard Kassner, Berl
in


Ce simulacre de l’occulte conduit à une forme de déception face au paranormal. Le billet aller-retour qu’il nous est proposé, est bien dans le sens Illusion-Réalité. Le mode de pensée des artistes est facilement démontable. Mais ce désenchantement, de la perceptive dévoilée ou de l’anomalie débusquée, fait parti du processus. En proposant une représentation alternative de la réalité, les artistes poussent chacun de nous à prospecter sur nos propres croyances.

Pierre Labat, né en 1976, Dum Dum, installation, 2008
vue d'exposition MySpace - Galerie de l'Ecole Régionale des Beaux Arts - Rennes
© Galerie Acdc et l'artiste, 2008
Geert Goiris, né en 1971, Suspension, photographie couleur, 2006
© Geert Goiris, 2006


L’aspect illusoire de l’exposition demeure séduisant. Les détournements visuels et sonores bousculent notre schème de pensée. La normalité n’est plus une norme, le paranormal devient un phénomène réel. Depuis Picasso, l’art ne vit que dans l’illusion du vrai. Ainsi Néon nous sert un «art surnaturaliste» où l’illusion mêle jeu, spiritisme et détournement.


Pierre-Laurent Cassière, né en 1980, Pulse, installation et dispositif sonore, 2010
(détail), vue d'exposition In extenso, Clermont-Ferrand, 2010
© In extenso


Artiste > Christian Andersson / Ulla von Brandenburg 
Pierre-Laurent Cassière / Geert Goiris / Pierre Labat
Commissaire > In extenso >> Marc Geneix & Sébastien Maloberti


Vernissage jeudi 3 novembre à partir de 18h.
Dossier de presse.


Exposition "Phénomènes"
Du 4 novembre au 17 décembre
Nuit résonance le 24 novembre, de 18h à 23h
41 rue Burdeau, 69001 Lyon
par C²

mercredi 19 octobre 2011

LE FRAC OUVRE SA PETITE CHASSE AU SNARK

Allons chasser le Snark! Mais qu'est-ce que le Snark? Le Fond Régional d'Art Contemporain de Languedoc-Roussillon nous propose une relecture du récit délirant La Chasse au Snark (1876) de Lewis Carroll avec pour conteur Omer Fast, Denis Savary et Virginie Yassef. Le Snark, créature imaginaire s'évanouie à chaque pas et sa chasse est son unique enjeu. Tel est le point d'ancrage de cette exposition: saisir l'espace et le temps au travers les oeuvres. Mais le parcours dessiné par les artistes semble rendre veine cette quête. 


Virginie Yassef (née en 1970), Pour le réveiller, il suffit d’un souffle, 2008 Installation
éléphant en bois crépi, 230 x 400 x 150 cm, système sonore intégré, 
6 chaises en bois, 55 x 8 x 54 cm (chaque pièce)



Dans la Petite Chasse au Snark, Virginie Yassef et son éléphant invitent à l'écoute. Au sens littéraire comme au sens figuré du terme. Oeuvre intitulée Pour le réveiller, il suffit d'un souffle (2008) l'immense pachyderme de bois laisse échapper des bruits de machines à coudre de ses entrailles. Caisse de résonance, les limites de l'espace deviennent flou. Les limites du corps passent du matériel à l'immatériel. Animal éternel, qui parcoure la Terre depuis toujours, l'artiste interroge le cours de l'histoire: le passé et surtout son futur.

Tandis que Omer Fast se joue des histoires dans le temps. Avec Talk-Show, la nature même d'une histoire et sa réception avec le temps est exploré. L'oeuvre de Omer Fast est à la fois une installation viédo et la trace d'une performance réalisée à l'occasion du festival Performa à New-York en 2009. La projection finale comporte trois écrans juxtaposés sur lesquels six acteurs vont se relayer pour raconter une histoire. Véritable téléphone arabe, l'histoire devient flou à l'image du Snark.

De son côté, Denis Savary, artiste polyforme regarde le temps avec la série Les Grimaces (d'après Luc Andrié) de 11 bustes en plâtre. Ces sculptures de 2008 présente son ami Luc Andrié faisant différentes grimaces. Etrange, ces représentations répétées indiquent un instant spectaculaire qui n'arrive jamais. Une fois encore, le temps s'échappe. Avec l'installation Sans titre (Les Brouettes) de 2010, l'artiste fait à la fois référence à Jean-Marc Chapoulie et Thomas Edison, inventeur du kinétoscope. En diffusant Le Régime de Sambre et Meuse, célèbre marche militaire écrite et composée en 1879, ces sculptures brouillent les pistes. Tout se mélange: histoire, temps, espace. Un mélange insaisissable. C'est presque la personnification du Snark de Lewis Carroll.


Denis Savary (né en 1981), Sans titre (Les Brouettes), 2010 
Installation - bois peint en noir, roues de bicyclettes, 
fichier sonore, 150 x 50,5 x 177 cm (chaque pièce)



Vernissage jeudi 20 octobre 2011 à 18h30

Exposition du 21 octobre au 17 décembre 2011
4 rue Rambaud, 34000 Montpellier
par C²